📋 En bref
- ▸ Les contrats d'assurance vie des années 1990-2000 ont souvent des frais élevés et des rendements inférieurs à 2 %. Changer vers des contrats récents peut offrir des rendements supérieurs de 1 à 2 points avec des frais réduits. Un audit est recommandé si les frais dépassent 0,8 % et le rendement est inférieur à 3 %.
Plan d’Article Détailé : Changer d’Assurance Vie – Guide Complet pour Optimiser Votre Contrat #
Pourquoi envisager de changer d’assurance vie ? #
Les contrats ouverts dans les années 1990 ou 2000, souvent distribués par des réseaux bancaires comme Crédit Agricole SA, BNP Paribas ou Société Générale, présentent fréquemment un double handicap : des frais de gestion élevés, autour de 0,9 % à 1 % par an sur le fonds en euros, et un rendement désormais inférieur à la moyenne du marché. Lorsque les meilleurs fonds en euros, tels que celui de Garance Epargne (mutuelle d’épargne spécialisée) ou le fonds euro de Corum Life (filiale du groupe immobilier Corum L’Épargne), servent respectivement autour de 3,5 % et 4,65 % en 2024, de nombreux contrats anciens restent cantonnés à des performances proches de 2 %.
Nous constatons une tendance nette : les épargnants qui arbitrent vers des contrats récents gagnent souvent 1 à 2 points de rendement annuel, à frais inférieurs, avec un accès à des unités de compte (UC) modernes. Sur un capital de 100 000 € placé sur 10 ans, un différentiel de rendement de 2 % par an (3 % vs 1 %) génère un écart d’environ +22 000 à +25 000 €, ce qui justifie clairement une réflexion sur le transfert d’assurance vie, même en tenant compte d’éventuels frais de sortie.
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- Performance moyenne fonds en euros 2024 : environ 2,5 %, avec des contrats bancaires parfois sous les 2 %.
- Contrats leaders : Garance Epargne vers 3,5 %, Corum Life autour de 4,65 % sur le fonds euro, Linxea Spirit 2 (assuré par Spirica, filiale de Crédit Agricole Assurances) avec le fonds Objectif Climat à environ 3,31 % en 2024.
- Frais de gestion modernes : autour de 0,6 % sur le fonds en euros chez Garance, contre 0,9 à 1 % sur des contrats bancaires anciens.
- Frais d’entrée : souvent 0 % chez des courtiers en ligne comme Linxea, Placement-direct.fr ou Altaprofits, quand certains réseaux traditionnels restent à 3 %.
- Unités de compte performantes : accès à des ETF via des plateformes comme Yomoni ou Nalo, avec des portefeuilles prudents/modérés ayant généré jusqu’à +19,6 % en 2024 sur les profils dynamiques.
Nous recommandons de réaliser une forme de quiz interne : si votre contrat affiche des frais de gestion supérieurs à 0,8 % sur le fonds en euros et un rendement inférieur à 3 % sur les dernières années, il est vraisemblable qu’il soit devenu obsolète face à l’offre 2025. Il faut garder en tête les inconvénients potentiels : certains contrats prévoient encore des frais de rachat pouvant atteindre 3 % si la durée de détention est inférieure à cinq ou huit ans, et toute opération de rachat total peut déclencher une fiscalité sur les gains, selon l’ancienneté du contrat. Nous sommes d’avis que, malgré ces contraintes, un audit sérieux s’impose dès lors que l’écart de rendement dépasse 1 point sur au moins trois années consécutives.
Les principaux types de contrats et leur impact sur un transfert d’assurance vie #
Pour réussir un transfert d’assurance vie dans de bonnes conditions, nous devons d’abord maîtriser la typologie des supports. Le cœur de la plupart des contrats reste le fonds en euros, c’est-à-dire un compartiment géré par l’assureur, investi majoritairement en obligations d’État et d’entreprises, qui offre une garantie en capital à tout moment (hors frais). Sur ce segment, les offres de Garance Epargne, de Corum Life, de Linxea Spirit 2 avec le fonds Objectif Climat ou encore du contrat Lucya Cardif (distribué par Cardif, filiale de BNP Paribas) dominent la scène 2024-2025.
Les unités de compte, elles, regroupent des supports non garantis en capital : OPCVM actions, obligations, SCPI et SCI immobilières, ETF, produits structurés. Historiquement, les SCPI comme celles gérées par Corum AM ou Primonial REIM ont délivré autour de 4 à 5 % de rendement annuel sur longue période, avec une volatilité modérée mais une liquidité plus contrainte. Les contrats modernes mixtes permettent une combinaison du type 70 % fonds en euros / 30 % UC, ce qui offre un équilibre pertinent entre sécurité et potentiel de performance.
- Contrat 100 % fonds en euros : Garance Epargne (mutuelle d’épargne, France) avec capital garanti à 100 %, rendement 2024 autour de 3,5 %, frais de gestion à 0,6 %, ticket d’entrée 50 €.
- Contrat orienté immobilier : Corum Life, assurance vie lancée en 2021 par le groupe Corum, fonds euro autour de 4,65 % en 2024, accès aux SCPI maison Corum Origin, Corum XL et Euram.
- Contrat multi-support moderne : Linxea Spirit 2, assuré par Spirica, avec fonds Objectif Climat (environ 3,31 % en 2024) et une large gamme d’ETF, SCPI, SCI, sans frais sur versement.
- Offre mutualiste traditionnelle : MIF via le contrat Filao Invest, avec un fonds en euros voisin de 2,2 % pour 2024, orienté davantage vers la stabilité que la recherche de performance maximale.
- Fonds euros “nouvelle génération” : Suravenir Opportunités 2, au sein de Linxea Avenir 2, avec un objectif de rendement pouvant aller jusqu’à 4,5 % net en 2025 grâce à un bonus, et une garantie en capital partielle (souvent autour de 97 %).
Nous distinguons deux profils extrêmes : un épargnant conservateur, qui peut privilégier un contrat comme Garance Epargne, 100 % fonds en euros, pour consolider une poche sécuritaire ; un profil plus dynamique, qui va s’orienter vers un contrat orienté UC comme ceux distribués par Goodvest ou Ramify, mettant l’accent sur les ETF thématiques, la gestion pilotée et l’investissement responsable. L’année 2025 marque une montée en puissance des fonds euros “verts” et des profils ISR/ESG, ce qui pèse dans le choix du contrat au moment de changer d’assurance vie.
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Comment procéder concrètement pour changer d’assurance vie ? #
La démarche pour changer d’assurance vie n’est pas, en pratique, un “transfert” juridique au sens strict, comme pour un PEA ou un PACTE sur un PER, mais une opération en deux temps : rachat (total ou partiel) de l’ancien contrat, puis souscription d’un nouveau contrat. Nous conseillons d’abord d’effectuer un audit détaillé de votre contrat actuel, en demandant à votre assureur ou à votre banque un relevé complet : performances du fonds en euros sur les cinq dernières années, structure de frais (versement, arbitrage, gestion, rachat), encours par support, date d’ouverture pour apprécier l’ancienneté fiscale.
Une fois ce diagnostic posé, nous recommandons de comparer plusieurs contrats à l’aide de comparateurs spécialisés comme FranceTransactions.com, Meilleurtaux Placement, Avenue des Investisseurs ou Finance Héros, qui actualisent chaque année, en janvier-février, les rendements des fonds en euros. Des acteurs en ligne tels que Linxea, Placement-direct.fr ou Epargnissimo permettent une souscription dématérialisée, avec signature électronique, pour des contrats comme Linxea Spirit 2, Linxea Avenir 2, Placement-direct Vie ou Darjeeling.
- Étape 1 : solliciter un relevé détaillé et les conditions générales actualisées de votre contrat actuel (ex. BNP Paribas Multiplacement 2 ou Millevie du groupe La Banque Postale).
- Étape 2 : sélectionner trois contrats cibles (par exemple Garance Epargne, Linxea Spirit 2, Corum Life) et comparer rendement, frais et gamme de supports.
- Étape 3 : souscrire le nouveau contrat en ligne, fournir pièces d’identité, justificatif de domicile, RIB, éventuellement justificatif de situation fiscale.
- Étape 4 : demander à l’ancien assureur un rachat partiel ou total, via lettre recommandée avec accusé de réception, en précisant le RIB du nouveau contrat si vous souhaitez réinvestir immédiatement.
- Étape 5 : suivre le délai de traitement, qui varie, en pratique, de 2 à 8 semaines selon les établissements ; les réseaux bancaires historiques sont souvent plus lents que les plateformes en ligne spécialisées.
Nous recommandons d’anticiper vos besoins de liquidité : un rachat partiel contrôlé, laissant vivre l’ancien contrat pour conserver son antériorité fiscale, peut être judicieux si celui-ci a plus de 8 ans. Le recours à un courtier ou à un conseiller en gestion de patrimoine (CGP) indépendant, notamment dans des cabinets basés à Paris, Lyon ou Bordeaux, permet de déléguer les aspects administratifs, ce qui est loin d’être anodin lorsque l’on transfère un contrat bancaire vers une plateforme comme Linxea Spirit 2 ou Goodvest. Un cas typique en 2024 : un épargnant quitte un contrat BNP Paribas affichant 1,8 % de rendement moyen 2021-2023 pour basculer sur Linxea Spirit 2, sans frais d’arbitrage promotionnels, gagnant mécaniquement plus de 1 point de performance nette par an, tout en réduisant les frais d’entrée à 0 %.
Quels frais surveiller lors du changement de contrat ? #
Le changement d’assurance vie doit être évalué en coût complet. Les principaux postes de frais sont les frais de sortie de l’ancien contrat, les frais d’entrée du nouveau, les frais de gestion annuels, et les frais d’arbitrage sur les unités de compte. Certains contrats anciens, notamment commercialisés avant 2010, prévoient encore des pénalités de rachat de 1 à 3 % si la durée de détention n’atteint pas un certain seuil (5, 8 ou 10 ans). Les contrats récents distribués par des intermédiaires spécialisés, comme Garance pour son contrat Garance Epargne ou Altaprofits pour ses gammes adossées à SwissLife ou Generali, affichent en revanche des frais de sortie nuls et des frais d’entrée entre 0 et 1 % maximum.
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Pour illustrer l’enjeu, prenons deux contrats concrets. Un contrat mutualiste comme Garance Epargne applique des frais sur versement pouvant aller jusqu’à 1 %, des frais de gestion de 0,6 % sur le fonds euro, sans frais d’arbitrage dans la plupart des cas. Un contrat bancaire premium tel que Millevie Premium, distribué par La Banque Postale avec l’assureur CNP Assurances, peut encore pratiquer des frais d’entrée jusqu’à 3 % et des frais de gestion autour de 0,95 %. À côté, des contrats en architecture ouverte comme Netissima (fonds en euros de Generali Vie) affichent un rendement 2024 proche de 3 % net de frais de gestion pour des frais de gestion annuels de l’ordre de 0,75 %, sans frais de versement.
- Frais de sortie : privilégier des contrats avec 0 % de pénalité au-delà de quelques années, voire dès l’origine.
- Frais sur versement : viser 0 % chez des acteurs comme Corum Life, Linxea, Altaprofits, plutôt que des contrats bancaires à 3 %.
- Frais de gestion : rester sous 0,7 % par an sur le fonds en euros, ce qui est le cas de Garance, Spirica, Suravenir dans leurs gammes Internet.
- Frais d’arbitrage : vérifier la présence d’au moins un arbitrage gratuit par an, comme sur certains contrats de Millevie ou des plateformes en ligne.
- Impact global : sur 100 000 €, un différentiel de 1 % de frais représente 1 000 € par an, ce qui annihile une partie de la performance potentielle.
Nous considérons qu’un contrat devient compétitif, en 2025, lorsque la combinaison frais de gestion < 0,7 % et rendement fonds euros > 3 % est respectée, avec des frais de versement nuls ou très faibles. Des simulateurs disponibles sur les sites d’acteurs comme Goodvest, Ramify ou certains comparateurs permettent de projeter un “coût net après 5 ans”. Sur cette base, un contrat comme Garance Epargne a toutes les chances de battre l’inflation si les taux de 3,5 % sont maintenus ou ampliés avec la remontée des taux obligataires observée depuis 2022.
Les avantages fiscaux à prendre en compte lorsqu’on optimise son contrat #
La fiscalité de l’assurance vie reste, en droit français, l’un des arguments majeurs qui plaident pour une gestion optimisée plutôt qu’une sortie brutale. Le régime est encadré par le Code Général des Impôts (CGI), et notamment l’article 125-0 A pour les produits et l’article 990 I pour la transmission. Après 8 ans de détention, chaque personne bénéficie d’un abattement annuel de 4 600 € sur les gains retirés, porté à 9 200 € pour un couple, sur les intérêts et plus-values de l’assurance vie. Ce dispositif, issu de la réforme dite Loi Pacte et consolidé dans les budgets successifs jusqu’en 2025, demeure très attractif pour structurer des rachats programmés à l’approche de la retraite.
Un élément clé à retenir : un changement d’allocation interne au sein d’un même contrat (arbitrage) ne déclenche aucune fiscalité. En revanche, un rachat total pour alimenter un nouveau contrat est une opération fiscalement taxable sur la fraction des gains, selon la date des versements (avant ou après 27 septembre 2017) et l’ancienneté du contrat. Le prélèvement forfaitaire unique (PFU) à 30 % (12,8 % d’impôt + 17,2 % de prélèvements sociaux) s’applique en standard pour une durée de détention inférieure à 8 ans, avec possibilité d’option pour le barème progressif. Au-delà de 8 ans, seuls les gains excédant l’abattement bénéficient des taux réduits de 7,5 % (jusqu’à 150 000 € de primes nettes) ou de 12,8 % au-delà.
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- Rachat avant 8 ans : taxation au PFU 30 % sur la part d’intérêts, sauf option barème.
- Rachat après 8 ans : abattement annuel de 4 600 € (personne seule) / 9 200 € (couple), puis imposition à 7,5 % ou 12,8 % selon le montant total des primes.
- Transmission : exonération partielle via l’article 990 I du CGI, avec abattement de 152 500 € par bénéficiaire pour les primes versées avant 70 ans.
- Arbitrages internes : pas d’imposition tant qu’il n’y a pas de rachat effectif.
- Stratégie patrimoniale : conserver un contrat “vintage” de plus de 8 ans, même peu performant, pour bénéficier de son antériorité fiscale, tout en ouvrant en parallèle un contrat plus moderne et performant.
Nous estimons pertinent, dans de nombreux cas, de réaliser un rachat partiel fiscalement optimisé sur un ancien contrat pour alimenter un nouveau support plus efficient, notamment vers des contrats comme Linxea Spirit 2 ou des offres ISR de Goodvest, tout en conservant l’enveloppe historique pour des rachats futurs sous abattement. Dans certaines stratégies patrimoniales visant à anticiper une éventuelle hausse d’impôts sur la fortune immobilière (IFI) ou une réforme successorale future, le recours à des UC immobilières (SCPI) logées en assurance vie, comme les SCPI de Corum ou de Pierre Capitale, permet d’exposer son épargne à l’immobilier sans supporter immédiatement la fiscalité foncière classique.
Comment évaluer et choisir les meilleurs fonds en euros ? #
La sélection des meilleurs fonds en euros constitue un pivot du changement d’assurance vie. Le rendement moyen des fonds en euros ressort autour de 2,5 % pour 2024, mais certains acteurs, comme Corum Life avec son fonds euro à environ 4,65 %, Garance Epargne autour de 3,5 %, La France Mutualiste proche de 3,6 % ou Spirica avec ses fonds nouvelle génération (jusqu’à 3,13 % sur certains compartiments) se détachent nettement. Des contrats comme Netissima (Generali Vie) offrent des rendements supérieurs à 3 % pour 2024, avec des frais de gestion compétitifs.
Nous retenons plusieurs critères pour évaluer un fonds en euros : rendement net servi sur 3 à 5 ans, niveau de garantie en capital (100 %, 98 %, 97 %), politique de participation aux bénéfices, niveau de frais de gestion, contraintes éventuelles d’investissement en unités de compte pour bénéficier du fonds (obligation de 30 ou 40 % d’UC). Une matrice de risque/rendement 2025 montre des fonds euros classiques autour de 2,5 à 3 %, des fonds euros dynamiques ou “nouvelle génération” entre 3,5 et 4,5 %, avec une garantie parfois minorée à 97-98 %, et des allocations UC susceptibles de viser des performances longues autour de 5 à 7 % mais sans garantie.
- Profil prudents : orienter le choix vers Garance Epargne (100 % fonds euros, 3,5 % en 2024, frais limités), ou vers un contrat mutualiste solide avec capital garanti à 100 %.
- Profil équilibré : combiner un fonds euro performant (par exemple Lucya Cardif avec son fonds euro général et le fonds Objectif Climat à ~3,31 %), et des UC diversifiées (ETF monde, fonds ISR).
- Profil offensif : utiliser le fonds euro de Corum Life comme poche de stabilité et consacrer une part importante du contrat à des SCPI ou ETF thématiques, en acceptant une volatilité plus forte.
- Outils d’analyse : comparateurs spécialisés (Que Choisir, Finance Héros, Avenue des Investisseurs), rapports annuels des assureurs, notations des agences comme Morningstar.
- Historique long terme : un fonds comme celui de la MACSF (mutuelle d’assurance des professionnels de santé) affiche sur 10 ans un cumul supérieur à 11,5 %, ce qui donne un benchmark intéressant pour juger de la cohérence des rendements récents.
Nous avons la conviction que les années 2025-2026 resteront favorables aux fonds en euros de qualité, car la hausse des taux d’État depuis 2022 offre aux assureurs des marges de manœuvre pour améliorer les rendements distribués aux assurés. Les projections de certains acteurs, comme le blog de gestion pilotée Nalo ou les études de cabinets indépendants, évoquent des rendements cibles autour de 3,5 à 4 % pour les meilleurs fonds en euros, sous réserve de maintenir une politique de réserve prudente et un niveau de frais contenu.
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Témoignages réalistes : ce que changent concrètement ces arbitrages #
Pour mesurer l’impact réel d’un transfert d’assurance vie, nous pouvons nous appuyer sur des scénarios inspirés de situations observées chez des cabinets de conseil en gestion de patrimoine en Île-de-France et en Auvergne-Rhône-Alpes. Paul, 55 ans, cadre résidant à Lyon, détenait un contrat d’assurance vie au Crédit Agricole ouvert en 2006, avec un rendement fonds en euros moyen de 1,8 % sur la période 2020-2023 et des frais de gestion de 0,95 %. En 2024, il décide, accompagné d’un CGP, de transférer progressivement 200 000 € vers Garance Epargne. En un an, le différentiel de rendement atteint environ +1,5 point, ce qui se traduit par un gain de performance de l’ordre de +3 000 € la première année, tandis que la baisse des frais lui permet d’économiser près de 800 € par an. Il a toutefois dû accepter un délai de traitement d’environ deux mois pour la sortie complète de son ancien contrat.
Dans une autre configuration, Marie, 42 ans, ingénieure à Toulouse, possédait un contrat bancaire avec une offre UC limitée et peu transparente. Elle a arbitré, en 2023, vers un contrat Linxea Spirit 2 avec une allocation à 50 % en fonds euro Objectif Climat et 50 % en ETF monde et émergents. En 2024, la poche UC a généré une performance d’environ +12 %, contre à peine 2 % sur son ancien contrat, tout en préservant l’enveloppe fiscale d’assurance vie. De son côté, Jean, retraité de 68 ans installé à Nantes, a choisi Corum Life pour loger une partie de son capital sécurisé, attiré par le rendement de 4,65 % du fonds euro qui surclasse largement le taux du Livret A figé à 3 %.
- Paul, 55 ans, Lyon : passage d’un contrat bancaire à Garance Epargne, gain de rendement estimé à +1,5 % par an, économie de frais ~800 €/an, délai de transfert de deux mois.
- Marie, 42 ans, Toulouse : allocation dynamique sur Linxea Spirit 2, UC à +12 % en 2024 vs 2 % sur ancien contrat, diversification accrue, fiscalité inchangée.
- Jean, 68 ans, Nantes : orientation vers Corum Life, rendement du fonds euro à 4,65 %, gestion en ligne simplifiée et meilleure visibilité sur sa retraite complémentaire.
- Sophie, 60 ans, Lille : contrat MIF Filao Invest avec gestion pilotée, progression de son encours de près de +15 % en deux ans malgré une volatilité ponctuelle sur les marchés actions.
Les points communs que nous observons dans ces retours d’expérience sont clairs : une nécessité de comparer via des courtiers en ligne ou des CGP indépendants, une patience indispensable face aux délais administratifs, et une prise de conscience progressive qu’il ne faut pas liquider intégralement ses contrats à l’heure où les taux remontent ; mieux vaut réallouer, diversifier et profiter du regain de compétitivité des meilleurs fonds en euros 2024-2025.
Conclusion : synthèse et perspectives pour 2025 #
Changer d’assurance vie, lorsque l’on s’appuie sur une démarche structurée, permet de booster le rendement de son épargne de manière significative, en passant de contrats à 2 % vers des fonds euros leaders tournant autour de 3,5 à plus de 4 %, tout en réduisant les frais et en exploitant pleinement les atouts fiscaux du cadre assurance vie. Les années 2025 et suivantes s’annoncent favorables à ceux qui sauront combiner des fonds euros de qualité, comme ceux de Garance, Corum, Linxea/Spirica, avec des UC diversifiées (ETF, SCPI, fonds thématiques) intégrées dans une allocation cohérente avec leurs objectifs de retraite, de transmission et de protection du capital.
Nous vous encourageons à comparer au moins trois contrats, à solliciter l’avis d’un conseiller en gestion de patrimoine lorsque les enjeux patrimoniaux dépassent 100 000 à 200 000 €, et à aborder le transfert d’assurance vie comme une transition progressive : audit, choix, réallocation, suivi. Une telle démarche offre, à nos yeux, la meilleure combinaison entre rendement, maîtrise du risque et optimisation fiscale pour les épargnants français en 2025.
🔧 Ressources Pratiques et Outils #
📍 Agences d’Assurance à Paris
Abeille Assurances Paris Courcelles : Agence Paris Courcelles, Paris 17e. Tél : 01 41 32 21 56. Ouvert Lundi-Vendredi 09:00-13:00 et 14:00-18:00 (Mercredi jusqu’à 20:00), Samedi sur RDV.
Assurancevie.com (Lucya) : 13 rue d’Uzès, 75002 Paris. Tél : 01.45.22.34.29.
Generali Vie : 2 rue Pillet-Will, 75009 Paris. Tél : 01 58 38 81 00.
Cardif Assurance Vie : 1 boulevard Haussmann, 75009 Paris. Bureaux : 8 rue du Port, 92728 Nanterre Cedex.
AG2R LA MONDIALE Paris Malesherbes : 14-16 Boulevard Malesherbes, 75008 Paris. Tél : 0 974 50 1234 (lundi-vendredi 8h30-18h00). RDV uniquement.
🛠️ Outils et Calculateurs
Pour comparer les contrats d’assurance vie et évaluer les rendements, vous pouvez utiliser des comparateurs spécialisés tels que Assurancevie.com.
👥 Communauté et Experts
Pour des conseils personnalisés, envisagez de contacter des conseillers en gestion de patrimoine (CGP) indépendants basés à Paris, Lyon ou Bordeaux. Vous pouvez également consulter des forums et des communautés en ligne pour échanger des expériences et des conseils.
Pour optimiser votre assurance vie, explorez les agences spécialisées à Paris et utilisez des outils en ligne pour comparer les contrats. N’hésitez pas à consulter des experts pour des conseils adaptés à votre situation.
Plan de l'article
- Plan d’Article Détailé : Changer d’Assurance Vie – Guide Complet pour Optimiser Votre Contrat
- Pourquoi envisager de changer d’assurance vie ?
- Les principaux types de contrats et leur impact sur un transfert d’assurance vie
- Comment procéder concrètement pour changer d’assurance vie ?
- Quels frais surveiller lors du changement de contrat ?
- Les avantages fiscaux à prendre en compte lorsqu’on optimise son contrat
- Comment évaluer et choisir les meilleurs fonds en euros ?
- Témoignages réalistes : ce que changent concrètement ces arbitrages
- Conclusion : synthèse et perspectives pour 2025
- 🔧 Ressources Pratiques et Outils