Les avis d’échéance pour 2027 commencent à arriver dans les boîtes aux lettres, et une ligne discrète y a changé : la contribution au Fonds de garantie des victimes, surnommée « taxe attentat ». Prélevée sur la quasi-totalité des contrats d’assurance de biens, elle passe de 6,50 € à 8,50 € par an et par contrat à partir de janvier 2027. Et pour les assurés qui veulent échapper au tarif 2027 de leur assureur, une date compte plus que les autres : le 30 novembre.
Plan de l'article
Une contribution relevée de 2 € par contrat #
La hausse est officielle. Comme l’indique Service-public.fr, un arrêté du 24 juillet 2026 porte la contribution des assurés au FGTI, le Fonds de garantie des victimes des actes de terrorisme et d’autres infractions, de 6,50 € à 8,50 € par an. Elle s’applique à la plupart des contrats couvrant des biens matériels : habitation, automobile et bateau pour les particuliers, mais aussi locaux et matériels professionnels, bâtiments et machines agricoles.
Le montant se compte par contrat, pas par foyer. Un couple qui assure un logement et une voiture paiera ainsi 17 € en 2027, contre 13 € cette année, selon le calcul de Selectra.
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Pourquoi le fonds a besoin de ressources
Créé en 1986, le FGTI indemnise les victimes de terrorisme, mais aussi les victimes d’infractions de droit commun : homicides, viols, agressions, violences conjugales. Selon MoneyVox, le fonds a indemnisé près de 90 000 victimes en 2024, pour 648,8 millions d’euros.
Ses finances se tendent : son directeur général Julien Rencki, cité par MoneyVox, évoque un modèle financier « préoccupant » à moyen et long terme, avec un déficit de fonds propres d’environ 6 milliards d’euros. Service-public.fr pointe de son côté un coût moyen des indemnisations corporelles en hausse d’environ 4 % par an hors inflation sur les dix dernières années.
Cette augmentation de 2 € ne sera d’ailleurs pas forcément la dernière : la loi de finances pour 2026 a relevé le plafond légal de cette contribution à 15 € par contrat. La précédente hausse, de 60 centimes, remontait à 2024.
Des avis d’échéance 2027 à lire de près #
La taxe attentat n’est que la partie émergée. Pour 2027, le cabinet Addactis, cité par Selectra, projette une hausse d’environ 7 % des cotisations d’assurance habitation et jusqu’à 4,5 % pour l’auto — des projections, pas des tarifs décidés. D’autres mesures fiscales sont encore en discussion au Parlement, comme le relèvement de la taxe sur les garanties facultatives auto de 18 % à 18,9 % dans le projet de budget 2027 : rien n’est voté à ce stade.
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D’où l’intérêt de décortiquer l’avis d’échéance dès réception : il détaille la cotisation 2027, et c’est lui qui permet de comparer à prestations égales avec la concurrence avant que le nouveau tarif ne s’applique.
Le levier du 30 novembre : résilier avant le tarif 2027 #
Depuis la résiliation infra-annuelle, un contrat habitation ou auto de plus d’un an peut être résilié à tout moment, sans frais ni pénalité. La résiliation prend effet un mois après la réception de la demande par l’assureur — c’est bien la date de réception qui compte, pas celle d’envoi.
Conséquence pratique, calculée par Selectra pour une échéance au 1er janvier : une demande reçue par l’assureur au plus tard le lundi 30 novembre 2026 prend effet au plus tard le 30 décembre, donc avant l’application du tarif 2027. Passé cette fenêtre, l’assuré paiera au moins quelques semaines au nouveau tarif avant que son changement ne prenne effet.
Comment procéder sans trou de garantie
Pour l’assurance habitation d’un locataire comme pour l’auto, la démarche est balisée : c’est le nouvel assureur qui adresse la demande de résiliation à l’ancien, ce qui garantit la continuité de couverture. Il faut donc d’abord souscrire le nouveau contrat, puis laisser le nouvel assureur gérer la transition.
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Avant de signer, deux vérifications s’imposent. D’une part, comparer à garanties réellement équivalentes : franchises, plafonds d’indemnisation, exclusions, assistance. D’autre part, se souvenir que la contribution FGTI, elle, sera prélevée partout : à 8,50 € par contrat chez tous les assureurs, elle ne fait pas partie des éléments négociables. Le vrai terrain de jeu, ce sont les cotisations elles-mêmes — et novembre est le bon mois pour s’en occuper.



